Historique

Mark Shuttleworth.

Le projet est initié en 2004 par le sud-africain Mark Shuttleworth. Devenu multimillionnaire après la vente de sa précédente entreprise11, cet ancien développeur Debian souhaite une version plus facile d'accès pour les novices et se consacre à la réalisation de ce projet.

Pour le mener à bien, il crée parallèlement Canonical, société commanditaire officielle du système d'exploitation, et Ubuntu Foundation, une association sans but lucratif chargée en cas d'échec de l'entreprise de pérenniser le projet communautaire selon ces critères idéologiques de disponibilité pour tous (et dotée de 10 millions de dollars bloqués à cette fin).

Avant sa sortie pour le grand public, le projet très secret avait comme nom de code no-name-yet12, « pas encore de nom ». Dès le début, les noms des nouvelles distributions s'organisent d'une manière précise : [adjectif] [animal]. Il annonce une nouvelle version tous les six mois et des cycles de développement de 2 ans (détails dans Versions). Sur le portail (Launchpad) chargé entre autres de lister les bugs d'Ubuntu, le premier bug constaté est resté célèbre : Mark Shuttleworth dénonce le fait que Microsoft ait une part de marché écrasante, et qu'il soit difficilement possible d'acquérir un ordinateur dans un magasin sans Windows pré-installé. Ce bug a été confirmé dans de nombreux pays, notamment en Belgique, au Canada, en France et en Suisse, et c'est un des buts d'Ubuntu de le réparer, selon les termes mêmes de Mark Shuttleworth.

En 2005, un an après sa création, Ubuntu suscite l'intérêt de nombreux internautes.

En 2006, Ubuntu 6.06 LTS (de nom de code « Dapper Drake ») est la première version issue d'un cycle de développement de 2 ans. L'installeur Ubiquity apparaît sur le LiveCD et équipe depuis lors l’ensemble des LiveCD. Canonical passe des accords avec Sun Microsystems.

En 2007, la version Ubuntu 7.04 inaugure les effets 3D avec Compiz (désactivés par défaut) et le rapatriement, via une interface graphique, du dossier « Mes Documents », des fonds d’écrans, des favoris Internet et des contacts (courrier électronique et messagerie instantanée) depuis un ancien système d’exploitation. En France, l'Assemblée nationale s'équipe d'ordinateurs Ubuntu15. Intel passe un contrat avec Canonical pour développer une plate forme mobile : Ubuntu Mobile. Dell vend des portables et des ordinateurs avec Ubuntu préinstallé depuis le 24 mai 2007 (le support Dell d'Ubuntu est effectué via Canonical). Ces ordinateurs sont également disponibles en France depuis le 8 août 2007.

En janvier 2008, en France, la gendarmerie nationale annonce son abandon de Windows et la migration de tous ses postes informatiques vers Ubuntu d'ici 2013 (soit environ 70 000 ordinateurs). Ce qui représentait sur la période 2004 - mars 2009 une économie de 50 millions d'euros.

En avril sort la deuxième version issue d'un cycle de développement de 2 ans, la version Ubuntu 8.04 LTS, nom de code Hardy Heron (le héron robuste).
En juin, l’intégration de Gobuntu — version libre d’Ubuntu — à Ubuntu en tant qu’option d’installation est annoncée.
En septembre, en Suisse, les 9 000 ordinateurs des écoles genevoises auront entièrement abandonné les logiciels Microsoft Office. Dans un deuxième temps, Windows sera également abandonné pour migrer vers Ubuntu18,19.

Un exemple plus proche est le choix d'Ubuntu en 2008 pour tous les serveurs de Wikipédia (au total 400, qui gèrent au moment de l'annonce 684 millions de visiteurs par an).

Le 9 avril 2010, Chris Kenyon, vice-président de Canonical, annonce que le nombre d'utilisateurs d'Ubuntu, qui était estimé à 8 millions en 2008, est désormais estimé à 12 millions.

Le 5 avril 2011, Canonical met fin à son programme de distribution gratuite d'Ubuntu sur CD via son programme ShipIt (Systeme de distribution de CD-Rom gratuits). Désormais il sera possible d'utiliser un service cloud offert aux utilisateurs pour pouvoir tester Ubuntu sur Internet sans l'installer.

Entre avril et mai 2011, la dernière version d'Ubuntu conduit certains utilisateurs à passer à Linux Mint, Fedora ou Xubuntu rebutés par le choix de l'équipe de développement de proposer Unity comme gestionnaire de fenêtres.

 

 

 

 

 

 

 

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