Utilisation

De nombreux serveurs de la Wikimedia Foundation fonctionnent sous LAMP (Linux-Apache-MySQL-PHP)

Serveur

Articles détaillés : Serveur informatique et UNIX.

En raison de la relation de Linux avec UNIX, Linux s’est très rapidement imposé sur le marché des serveurs informatiques. Un point crucial a été la possibilité d’utiliser un système d’exploitation de type UNIX sur du matériel compatible PC, beaucoup moins cher que les solutions à base d’UNIX propriétaire et de matériel spécifique. De nombreux logiciels serveurs très demandés et très utilisés (serveur HTTP, base de données, groupware, serveur de messagerie électronique, etc.) sont disponibles gratuitement, en général sans aucune limitation, et fiables, la part de marché de Linux dans ce domaine a en conséquence crû rapidement.

Linux ayant une réputation de stabilité et d’efficacité dans la maintenance, il remplit les exigences posées à tout système d’exploitation pour serveurs. De plus, la modularité d’un système fondé sur le noyau Linux permet l’exploitation de serveurs dédiés à une tâche particulière. Le portage du noyau Linux sur de nombreux composants matériels fait que Linux est aujourd’hui utilisable sur toutes les architectures utilisées dans ce domaine. Le matériel utilisable est en conséquence considérable. Les derniers IBM eServer p5 et IBM eServer i5 sont par exemple supportés par IBM avec un système d’exploitation Linux et permettent d’y exécuter plusieurs systèmes Linux en parallèle.

Les serveurs Linux sont exploités dans à peu près tous les domaines. Un des exemples les plus connus est résumé par l’acronyme LAMP, où Linux propulse un serveur web Apache associé à la base de données MySQL et au langage de programmation PHP (alternativement : Perl ou Python). Linux est également souvent utilisé comme serveur de fichiers, le plus souvent dans les réseaux Windows grâce au serveur Samba, moins souvent sous NFS ou AppleShare.

Sécurité réseau

Linux, qui jouit d’une bonne réputation en matière de sécurité et de performance (passage à l’échelle) est très utilisé dans le domaine des réseaux informatiques, par exemple comme passerelle, comme routeur, proxy ou comme pare-feu.

Ordinateur central

La disponibilité du code source, et la possibilité qui en découle d’adapter le système à une tâche précise, a permis à Linux de faire son entrée dans les centres de calculs. Sur ce marché des ordinateurs centraux, gros ordinateurs très fiables optimisés pour le traitement massif de données, omniprésents dans les banques, les sociétés d’assurances et les grandes entreprises, Linux fait de plus en plus concurrence aux systèmes UNIX propriétaires qui étaient autrefois la norme.

Grappes de serveurs

Linux a été très tôt utilisé dans le domaine des grappes de serveurs (en anglais : clusters), par exemple par le moteur de recherche Google à la fin des années 199055. Dans cette configuration, associée à la notion de grille informatique, de simples ordinateurs tournant sous une distribution spécialisée de Linux travaillent indépendamment au sein d’un grand réseau d’ordinateurs.

Superordinateurs

Les superordinateurs sont conçus pour atteindre les plus hautes performances possibles avec les technologies connues, en particulier en termes de vitesse de calcul. En novembre 2006, selon TOP500, Linux fait tourner 74 % des cinq cents plus puissants ordinateurs du monde56 (contre 20 % pour UNIX) dont les plus puissants, les deux serveurs Blue Gene d’IBM (40 960 et 131 072 processeurs). En novembre 2007, dans ce même TOP500, plus de 85 % des superordinateurs utilisent Linux, contre 6 % pour UNIX et 1,20 % pour Windows. En novembre 2008, 87,8 % des superordinateurs tournent sous Linux contre 4,60 % sous UNIX57. En novembre 2009, 446 superordinateurs (89,20 %) utilisent Linux et 5 seulement sont sous Windows (1 %)58.

Le Jaguar, fabriqué par Cray Inc., était le plus puissant supercalculateur jusqu'en 2009 ; il fonctionne avec une version de Linux appelée Cray Linux Environment59. Le Roadrunner d’IBM, moins puissant que le Jaguar, mais qui fut le premier à avoir officiellement dépassé la puissance symbolique de 1 pétaFLOPS, fonctionne sous la distribution Linux Fedora60.

Embarqué

PDA Sharp Zaurus SL-5500 avec l’interface graphique Qt Extended et le logiciel OpenZaurus fondé sur Linux

Linux se trouve aussi au cœur de nombreux appareils informatiques ou électroniques grand public, et parfois sans que l’usager le sache. Il s’agit notamment d’équipement réseau et de petits appareils numériques destinés à la consommation de masse, équipés en général d’un processeur spécialisé économe en énergie et d’une mémoire flash.

Le succès de Linux dans ce domaine tient, ici comme ailleurs, à ce que les fabricants apprécient de pouvoir d’une part adapter le logiciel à leurs besoins (consommation, interface, fonctions annexes, etc.) et d’autre part de bénéficier de l’expérience et du travail d’une communauté active. Linux est aussi apprécié dans ce domaine pour sa fiabilité, sa résistance aux attaques des pirates informatiques sur les réseaux et bien sûr sa gratuité.

Des forums de coopération spécialisés aident les fabricants de ces produits en mettant à disposition instructions, programmes et exemples de codes, et en s’efforçant de standardiser les interfaces de programmations de Linux dans l’embarqué. L’OSDL a lancé le 17 octobre 2005 la Mobile Linux Initiative pour accélérer la progression de Linux dans ce domaine.

Réseaux et communication

Linux fait tourner plusieurs routeurs dont certains modèles de Linksys, ainsi que divers terminaux fournis par des fournisseurs d’accès à Internet (comme la Freebox, la Neufbox de SFR ou la Livebox en France).

Téléphones et assistants personnels

Linux se retrouve également sur une gamme de téléphones portables (Linux phones : Motorola), sur l’assistant personnel Sharp Zaurus et les tablettes Internet Nokia 770, Nokia N800 et Nokia N810. Dans le domaine des assistants de navigation personnels, les systèmes GPS autonomes de TomTom sont conçus à partir d’une plate-forme Linux. Le système d’exploitation pour mobile Android, webOS (éditée par Palm avant son rachat par HP), Tizen (anciennement MeeGo) mais aussi Maemo, utilisé sur le Nokia N900, possèdent tous un noyau Linux.

Multimédia

Linux est utilisé dans des lecteurs de salon DivX, des téléviseurs et des décodeurs TNT, sur les démos "3e génération" comme la Dreambox et Vu+, sur des baladeurs audios comme ceux de SanDisk et sur les baladeurs multimédias d’Archos.

Console de jeu

La GP2X de GamePark, console de jeux vidéo portable

La Pandora (console), console de jeu open source qui a un système d’exploitation Linux compilé pour processeurs ARM

La PlayStation 3 de Sony pouvait utiliser Linux mais une mise à jour dite de sécurité a enlevé cette possibilité

Robotique

Le marché décollant des systèmes de robots ludiques utilise un OS Linux.

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